Patrimoine local

L’église Saint-Sulpice d’Armeau

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L’église actuelle a été construite de 1872 à 1875, sous la direction de l’architecte diocésain Louis Lefort, collaborateur de Viollet-Leduc. Elle succédait à un ancien édifice roman bâti au 12ème siècle sur la colline à l’emplacement de l’actuel cimetière. Cet édifice faisait lui-même suite à une chapelle mérovingienne.

Dédiée à saint-Sulpice fêté le 17 janvier, elle est également placée sous la protection de saint-Antoine d’Egypte, fêté pareillement le 17 janvier. Saint-Sulpice est aussi honoré le 27 août, date de la translation de ses reliques à Paris.

Elle possède deux cloches : une de 350 kilos, offerte par la Marquise de la Briffe, et une de 196 kilos, offerte par la confrérie de la sainte-Vierge et parrainée par Monsieur du Chayla et son épouse, née de Sébeville.

Vitrerie : dans le choeur, de gauche à droite, on remarque successivement la parabole du bon Samaritain, la présentation de Jésus au Temple, au centre trois scènes de la Passion du Christ, la Résurrection, et à droite saint-Sulpice. Dans les fenêtres axiales figurent saint-Joseph et l’apparition de la Vierge à Bernadette.

L’église abrite des statues de saint-Roch, saint-Vincent, saint-Antoine, saint-Sulpice et saint-Jacques de Compostelle, ainsi qu’une remarquable Vierge allaitant de pierre polychrome datant de 1330 et représentative de la sculpture champenoise. Le mobilier est inscrit à l’Inventaire supplémentaire depuis 1982.

On remarque également des tableaux représentant le chemin de croix, signés du graveur V. Pacelli. Les tableaux ont été réalisés d’après ses gravures, dans le 4e quart du 19e siècle. Les 12 médaillons ornés de croix, symbolisant les 12 apôtres, indiquent que l’église a été consacrée par un évêque.

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La Vierge Allaitant

Sculpture du 14° siècle, hauteur 105 cm, propriété d’une association diocésaine.

Vierge assise sur un siège sans dossier, la main droite tient la tige d’un sceptre qui a été brisé ; la main gauche soutient l’enfant auquel elle donne le sein.

Subsistent également de l’ancienne église, la statue de Saint-Jacques, et deux plaques de pierre taillée apposées dans la chapelle de droite : une de marbre noir porte l’épitaphe de Maître Martin Verien décédé le 8 octobre 1643 et de son épouse ; l’autre de marbre blanc indique une fondation de 1709.

Retour de Saint-Roch à l’église : une statue de Saint-Roch, protecteur des troupeaux, faisant pendant à Saint-Vincent à gauche du porche intérieur, a été volée en 1974. E septembre 2017 les Arméliens en fête ont offert à la commune une autre statue de Saint-Roch, acquise auprès des ateliers de moulage du musée de Sens.

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